AGIR > Appels

Enfances perdues, sourires retrouvés
Pour les soutenir


Lena vient d’un orphelinat de Toula. Elle a 6 ans. Elle est atteinte d’une maladie auto-immune qui nécessite des soins longs et coûteux.

Sa vie s’organise entre l’hôpital et la maison de soins ambulatoires pour les orphelins malades :
Cet automne, je suis entrée à l’école, ici, au pensionnat. J’aime bien étudier. Et j’aime les animaux. Aujourd’hui par exemple, j’ai dessiné deux poissons, un vieux et un jeune. J’ai aimé apprendre à écrire la lettre « o ». Je vais vous livrer un secret : notre chien Koubik a des oreilles magiques. A l’extérieur, elles ont des poils mais dedans, elles sont comme les nôtres.
Au Nouvel An, j’ai des amis qui vont être opérés à l’hôpital. Je veux très fort que tout se passe bien et que mes amis soient en bonne santé. Surtout Pacha. Quand je suis arrivée de l’hôpital, j’ai eu l’impression que notre pensionnat avait grandi. C’est dû à quoi ? à la neige ? Ou c’est moi qui ai grandi ?


Si Lena peut être soignée, si elle peut continuer à aller à l’école pendant sa maladie, c’est grâce aux milliers de personnes qui, en Russie et dans le monde entier apportent leur soutien à l’association Miloserdie detiam. Depuis 2008, des donateurs de l’ACER-RUSSIE sont devenus des parrains des orphelins malades. Vous pouvez les rejoindre, car la seule richesse de ces enfants est l’amour que nous leur donnons.

Les bébés abandonnés à l’hôpital d’Orel sont nés prématurés et malades : ils sont séropositifs, atteints de maladies ou de séquelles dues à l’alcoolisme sévère de leurs parents

Au cours de l’été 2010, Tamara, bénévole, a visité pour la première fois l'hôpital régional d’Orel qui accueille en permanence une quinzaine d’enfants de toute la région, abandonnés à la naissance. Tamara témoigne des conditions d’accueil épouvantables de ces bébés. Le mobilier et les équipements datent des années soixante. Tout doit être changé, des berceaux aux tables à langer, en passant par les couveuses. Ne parlons pas des couches, des vêtements, des jouets…
L’organisation Des bénévoles au secours des enfants orphelins s’est créée en 2006 en réaction à la situation inacceptable dans laquelle se trouve les "otkazniki", ces enfants abandonnés à la naissance dans les hôpitaux, qui ne reçoivent aucune aide de l'État et sont obligés de vivre des mois, voire des années dans des hôpitaux, faute d’existence légale. Grâce à ses bénévoles, l’association visite environ 70 hôpitaux à Moscou et dans sa région et plus de 60 sur le reste du territoire de la Russie.

Elle apporte aux enfants tout ce dont ils ont besoin pour grandir. Tamara et ses collègues tentent de dispenser chaleur et attention aux enfants oubliés des hôpitaux et veillent sur leur santé. Mais si beaucoup a déjà été réalisé, tant que des enfants grandiront dans des hôpitaux, ils auront besoin de votre aide. Merci.

La pauvreté poursuit les jeunes filles derrière les barbelés

Les camps pour adolescentes mineures ne sont plus aussi terribles que par le passé. Les détenues sont mieux nourries, elles ne sont plus entassées comme du bétail dans des cellules insalubres, et les dortoirs sont propres. Pourtant, elles sont tout à fait semblables à leurs aînées.
Elles sont issues de familles disloquées vivant dans la misère la plus profonde ; l’alcool et les coups ont bercé leurs enfances saccagées. Leur pauvreté les poursuit derrière les barbelés. Chaque mois, elles n’ont droit qu’à un minuscule morceau de savon, quelques serviettes hygiéniques, un rouleau de papier de 25 m (un quart d’un rouleau normal). Le shampoing doit être acheté à la cantine à un prix prohibitif, comme le savon, le dentifrice ou les bonbons. Un commerce lucratif pour ceux qui l’organisent.
Les bénévoles de l’association Sodeistvie préparent la sortie et l’avenir des détenues dans le but d’éviter la récidive. Ils leur achètent de jolies robes. Ils apportent du thé, des fruits, des médicaments, s’occupent des papiers, du voyage de retour et s’enquièrent des relais qui se trouvent sur leur lieu de résidence.
Les adolescentes exorcisent leurs peurs par le dessin. Elles dessinent et décrivent leur vie au camp. Elles ont ainsi moins peur de leur sortie, de leur vie future, elles sentent qu’elles ne sont plus seules.

Tout coûte : les chaussures, les produits de toilette, les billets de train. Aucune aide au retour à la vie n’est prévue. Donnons aux bénévoles de Sodeistvie les moyens de secourir ces jeunes filles que personne n’attend plus ! Sans nous, ils sont eux aussi bien seuls !

Les enfants des rues de Saint-Pétersbourg ont pour projet de venir présenter leur spectacle de cirque à Paris !

Ils sont une quinzaine, beaucoup ont souffert du manque de soins et d’amour, d’attention et de protection. Ils viennent des trottoirs, des gares, des caves de la capitale du Nord ou de foyers sordides. Paris est leur rêve depuis toujours. Il y a quelques années, les enfants avaient demandé à Larissa, à la présidente d’ Upsala, en formation à Paris, de petites Tour Eiffel en guise de souvenir !
Avec leurs éducateurs, ces enfants et adolescents ont travaillé dur pour apprendre des numéros de cirque tout en retournant à l’école, en renouant le contact depuis longtemps perdu avec leurs familles, en luttant contre les mauvaises habitudes contractées dans la rue. Ils sont invités en Allemagne et en Suisse. La France serait l’apothéose de leur tournée d’été. Si ce voyage extraordinaire se réalise, il restera comme un moment exceptionnel de partage et de fête pour tous, petits et grands, artistes et donateurs !

Accueillons-les en France, donnons-leur les moyens de payer leur voyage et leur hébergement. Ils n’ont pas besoin de sommes importantes, et ils nous offriront en échange un très joli spectacle.





Bulletin 133