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DESTIN TYPIQUE
extraits

Vera a 17 ans. Elle avait trois ans quand sa mère s’est jetée sous un train, son père était mort un an auparavant.

Une tante a accepté la tutelle, mais n’a pas pu s’en sortir et a placé la fillette âgée de 11 ans dans un orphelinat.

Sa première condamnation pour vol était assortie d’un sursis. La deuxième fois, elle a commis un vol avec violence. Vera se souvient avec horreur du procès, de la voix du procureur qui demande huit ans de camp. Le juge l’a condamnée à 2,5 ans.

Pendant son emprisonnement son orphelinat a été transformé en école de cadets, elle n’à nulle part où aller.






Jeunes filles en prison
Pour les soutenir



Premier jour en liberté


Les membres de l'association Sodeïstvie viennent chercher les jeunes filles libérées à leur sortie de prison, les entourent d'attention, d'amour et de soins pour leurs premiers pas en liberté, leur offrent une épaule solide sur laquelle s'appuyer.

En Russie trois camps de détention sont destinés aux jeunes filles pour tout le pays. La majorité sont donc loin de chez elles et ont connu les heures interminables de transfert pour rejoindre leur lieu de détention. Elles sont environ 1 300 actuellement derrière les barreaux.

Pour elles comme pour les garçons d'ailleurs, leur peine effectuée, rien n'est prévu. Elles sortent avec leur balluchon, le maigre pécule amassé grâce au travail obligatoire et un billet de train fourni par l'administration. Elles n'ont pas toujours de papiers, pas toujours de quoi se nourrir pendant le voyage et le retour vers la liberté est souvent l'entrée en enfer. Elles ont perdu l'habitude de la société, de la foule, beaucoup de choses ont changé et elles doivent souvent transiter par Moscou dont l'immensité les effraie.

Leur destination finale n'est pas une garantie de sécurité. Souvent sans famille ou issues de familles défavorisées, si personne ne les héberge, ne les aide à trouver du travail, elles risquent de refaire des bêtises (le vol pour la majorité) d'autant plus qu'un séjour en prison pour une fille est fortement stigmatisé par la société russe.

Ne restons pas indifférents ! Elles ne sont que quelques-unes à sortir chaque semaine et les aider est à la portée de tous !


Pour éviter aux jeunes filles libérées de se retrouver dans la rue, de sombrer dans la drogue ou la prostitution, des bénévoles de l'association Sodeïstvie les attendent à la sortie du camp, leur trouvent des vêtements, leur offre un repas et accompagnent leurs premiers pas à l'air libre. Pour une paire de chaussures, un repas, des vêtements chauds ou des médicaments, Sodeïstvie a besoin de votre soutien.



MERCI DE LES AIDER