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A la rue





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Les grands froids vont tomber sur Saint-Pétersbourg. Notchlejka s'est fixé comme objectif que pas un enfant, pas une femme ne dorment dans la rue cet hiver au risque de ne jamais se réveiller.

Mais l'imminence de l'hiver rend la situation très inquiétante et c'est un véritable appel au secours que nous lancent Maxime Egorov et tous les bénévoles de Notchlejka.


De plus en plus souvent l’association d’aide aux personnes sans-abri Notchlejka de Saint-Pétersbourg vient au secours de femmes se retrouvant à la rue avec de petits enfants. Généralement, ces mères viennent de perdre leur logement et leur enregistrement et se retrouvent depuis peu de temps rejetées par la société et réduites à vivre avec leurs petits enfants sur les trottoirs.

Elles sont venues dans la capitale du Nord pour fuir une vie de misère, trouver un travail digne et offrir une éducation normale à leurs enfants, elles sont souvent seules avec un ou deux enfants âgés de 5 à 15 ans.

La crise a provoqué des vagues de licenciements et les emplois les plus précaires occupés par ces femmes sont les premiers à être balayés par la tempête. Faute de pouvoir payer leur loyer, elles sont jetées à la rue. Sans logement, pas d’enregistrement, sans enregistrement, pas de droits sociaux. Elles n’ont donc pas droit au chômage, aux soins médicaux gratuits, elles ne peuvent pas inscrire leurs enfants à l’école ou au jardin d’enfants. Après quelques semaines dans la rue, elles perdent ou se font dérober tous leurs papiers. Le retour vers la ville ou le village d’origine est alors exclu. Sans papiers, il n’y a aucun moyen d’acheter un billet de train.

Les femmes réduites à vivre dans la rue sont plus vulnérables que les hommes. Elles sont plus souvent victimes de violences et d’humiliations, elles représentent 30% du nombre total des personnes sans-abri de la ville. En 2008, l’association a porté secours à 153 familles avec des enfants de moins de 14 ans. En 2009, ces chiffres sont déjà largement dépassés.

La ville ne prévoit rien pour accueillir des femmes et encore moins des familles. Les enfants sont systématiquement séparés des parents et placés dans des centres pour mineurs. Seules 46 places sont disponibles pour les femmes dans les foyers, soit une place pour 200 femmes à la rue. Notchlejka est leur dernier espoir et la dernière porte à laquelle frapper.

MERCI DE LES AIDER




Bulletin 135