Alerte ! L'hiver approche ...
Personne ne doit être à la rue par -20°
Pour les soutenir
Le froid arrive vite. Dans les villes russes, à Vladimir ou à Saint-Pétersbourg, des milliers de personnes à la rue, plus nombreuses
que les années précédentes, vont risquer leur vie, emmitouflées dans des chiffons et protégées de la neige par des cartons sales. L’hiver est long, cinq longs mois
pendant lesquels il faut tenir ! Vos dons permettront à des malheureux de garder les pieds au sec, la tête couverte quand le vent glacial de la Baltique balaie
Saint-Pétersbourg ; ils assureront des soupes chaudes et du thé aux sans-abri de Vladimir et Kondopoga.
A Vladimir
L’association d’Aide sociale aux sans-abri souhaite proposer un accueil pour l’hiver du 1er novembre 2010 jusqu’au 1er mars 2011. Cette initiative, déjà
saluée par la presse et la radio locales l'année dernière, a permis d’offrir un toit aux centaines de sans-abri de la région. La médiatisation a convaincu les
habitants de la ville de participer en apportant des vêtements chauds et des produits alimentaires.
Maria Riabova, la directrice de l’association, souhaite renouveler cette initiative, vitale pour beaucoup de gens. La crise de l’année dernière a jeté beaucoup de
monde à la rue (environ un tiers de sans-abri supplémentaire). Et cette année, Vladimir fait partie des régions les plus sinistrées par les incendies. Des habitants
ont tout perdu, leur toit et tous leurs biens. L’inflation et l’absence de récoltes dans les jardins, donc de conserves pour l’hiver, vont encore avoir de lourdes
conséquences sur le niveau de vie des Russes.
Le rêve de Maria est que les autorités accordent enfin le bâtiment qu’elles promettent depuis deux ans. Un toit en
tuiles au lieu d’un toit de toile permettrait de maintenir l’accueil toute l’année, d’installer des sanitaires, des machines à laver, une salle à manger … Mais il
est fort probable qu’il n’y ait qu’une tente chauffée et une distribution de repas chauds devant la gare.
A Saint-Pétersbourg
L’association Notchlejka se prépare activement à affronter l’hiver. Deux tentes chauffées doivent être montées dans les quartiers Krasnoselskiï et Primorskoie
en complément du foyer géré par l’association. L’objectif est de proposer un abri à 80 personnes chaque soir, dans chacune des tentes. Mais les problèmes sont
innombrables. Les appareils de chauffage des tentes sont à réparer ou à remplacer ; il faut des matelas, des médicaments, des bandes pour les premiers soins.
L’autobus de nuit sillonne déjà la ville pour apporter des repas chauds dans quatre quartiers du nord et du sud de la ville. Des groupes d’hommes, de femmes avec des
enfants attendent l’autobus à chaque arrêt avec impatience. Un médecin bénévole accompagne l’équipe de Notchlejka. Le bus est en piteux état, il faudrait le
remplacer mais les fonds manquent.
En règle générale, les moyens manquent pour tout. Le matériel souffre lui aussi des terribles hivers russes et nécessite un entretien coûteux. Matelas, couvertures, vêtements chauds
doivent être renouvelés régulièrement. Les habitants de Saint-Pétersbourg apportent ce qu’ils peuvent. Pourtant l’association manque de bonnets et de chapkas, de
gants, de chaussettes chaudes, protections indispensables contre le froid. Les gants de chantier ou les bonnets et chapkas chinoises ne coûtent que quelques dizaines
de roubles mais sont trop onéreux pour les sans-abri. Un autre problème va se poser cet hiver, l’augmentation constante du prix des légumes, du pain, des produits
alimentaires de base.
A Kondopoga
Il y a vingt ans, la paroisse de Kondopoga mettait en place la catéchèse et différentes activités pour les enfants. Jamais le père Lev et ses paroissiens n’auraient
imaginé qu’ils seraient amenés à proposer des services de plus en plus importants à autant de personnes en difficulté, grandes ou petites. L’hiver dernier, grâce à
vos nombreuses réponses à la campagne « Grands froids », des personnes sans domicile ont été protégées des rigueurs hivernales brutales et inattendues. Cet épisode
douloureux a fait prendre conscience des limites de la maison paroissiale. Une fois leur repas pris, les gens doivent repartir, et quand il gèle à pierre fendre,
c’est criminel.
Deux décisions ont été prises : aménager une seconde salle de classe pour les enfants et installer une salle de douche et une pièce de repos pour les
trente à quarante sans-abri qui viennent déjeuner chaque jour. Le bureau de la maison paroissiale peut être transformé en classe ; quant aux locaux pour les SDF, il
est possible de les installer dans le bâtiment de la menuiserie sans grands travaux. Il faudra juste ouvrir une nouvelle porte pour une entrée indépendante.
Que pouvez-vous faire ?
Votre aide à tous est primordiale cet hiver encore pour sauver des dizaines de vies humaines, pour sauver des personnes
privées de toit et réduites à dormir sur lestrottoirs par des froids de -20.
MERCI DE LES AIDER
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