UNE SEMAINE A PARIS
Sveta et Larissa de l’association Upsala de Saint-Pétersbourg ont découvert
Paris à l'occasion d'une semaine de formation à l’invitation de l’ACER-RUSSIE.
Paris est une ville extraordinaire où il y a des baguettes de pain partout - c’est un véritable culte !
C’est un spectacle passionnant que de voir des gens de tout âge et de toute couleur courir partout avec des baguettes sous
le bras ! Cela doit un être un signe pour distinguer les véritables parisiens des touristes.Le premier jour, en vraies
touristes que nous étions, nous avons dirigé nos pas vers le Louvre, et, plantées devant le bâtiment, nous nous sommes
extasiées de sa beauté ! Puis une idée nous est venue à l’esprit : « Et si ce n’était pas le Louvre ? » Je pense que cette
idée s’est insinuée en nous deux au même moment, mais nous n’osions l’exprimer à haute voix. Finalement, après consultation
du guide, il est apparu que nous étions face au Palais des Invalides !
Véronique et Karine avaient tout organisé pour notre accueil. Nous étions installées dans un confortable petit hôtel non
loin du marché aux puces. Sous nos fenêtres, il y avait même un bar qui servait un excellent café. Très vite nous nous
sommes orientées dans le métro parisien. Nous allions à nos rencontres de travail tout en découvrant les quartiers
historiques de la ville et en visitant les musées. Le premier endroit « historique » resté gravé dans ma mémoire fut le
siège de l’ACER-RUSSIE - une ancienne petite maison où flotte l’odeur de l’encens. En entrant, nous sommes tombées sur un
élève apprenant à jouer de la balalaïka. Les bureaux de nos partenaires se trouvent à l’étage. Ils ont su y préserver,
bien qu’étant français, toute l’atmosphère russe. Je ne parle pas d’un point de vue historique mais de cette ambiance que
l’on retrouve dans les bureaux des ONG russes. Les collaborateurs de l’ACER-RUSSIE nous ont reçu avec une grande écoute et
cette attention à notre travail fut pour nous un moment important.
Notre première rencontre de travail se déroula dans un hôtel social où nous fûmes reçues par le médecin-chef. Au début, je
me demandais quels pouvaient être les liens et les ponts entre son travail et le nôtre. Puis je réalisais que cette femme,
qui avait consacré 35 ans de sa vie au travail avec les enfants, parlait avec une telle passion et une telle délicatesse du
monde des enfants qu’il me fallait ouvrir mon âme et ne pas perdre un mot de ses paroles. Nous avons beaucoup parlé de
notre travail, évoqué des cas précis. Danielle nous a donné de précieux conseils - nous avions devant nous une femme
totalement dévouée à son action.Il existe dans la vie des rencontres qui restent à jamais inscrites dans la mémoire,
celle-ci en fera partie.
Puis nous avons rencontré une troupe de cirque, mais leur approche pédagogique trop conventionnelle nous a donné envie de
fuir au bout de cinq minutes. Par contre, nous avons découvert grâce à eux l’existence de nombreuses écoles de cirque à
Paris. Si des parents désirent que leurs enfants découvrent le cirque, ils les inscrivent à un stage de deux semaines,
reçoivent une attestation et l’affaire est dans le sac ! Chemin faisant nous avons découvert le quartier juif du Marais et
mangé des falafels avec notre interprète qui, en 1968, a soutenu une thèse sur Dostoïevski à l’université de Moscou.
Encore une rencontre qui nous a rempli d’énergie et d’espoir : la découverte du chapiteau de l’association
Turbulences ! Le responsable, Philippe Duban, n’avait clairement pas beaucoup de temps à consacrer à de longs
palabres. Il se passait à tout moment quelque chose sur la piste en bois. L’association travaille avec de jeunes handicap
et plus particulièrement des personnes autistes. Les animateurs apportaient un soin extrême aux répétitions, un grand
sérieux à la préparation des programmes. Je découvrais cet extraordinaire chapiteau, avec une piste, des rampes
d’éclairages, un système de chauffage, des gradins et j’ai eu envie de pleurer. Plus tard, j’ai appris qu’il avait fallu 17
ans de travail à Turbulences pour accéder à ce résultat. Nous avons à Upsala une réserve de 10 années devant
nous !!!
Le Louvre ; nous avons fini par le trouver grâce à sa pyramide de verre. Sur la place nous avons acheté pour trois euros
de petites Tour Eiffel pour notre groupe d’enfants. Ce jour là, nous avons même eu le temps de visiter le Musée d’Orsay.
Le dernier jour, nous sommes retournées dans la petite maison russe où nous attendaient tous ceux qui nous avaient
accompagnés lors de nos dix jours de visite. Nous avons bu une vodka, goûté au plat national français : le « couscous » et
sommes rentrées en Russie pleine d’une énergie nouvelle.
Juste une chose - si vous voulez voir Paris d’en haut, ne grimpez pas au sommet de la Tour Eiffel mais montez au dernier
étage du Musée d’Art Moderne et faites-le impérativement au moment où le soleil se couche !
Sveta et Larissa
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